En effet, j'ai tout récemment eu vent des diverses réformes de mon ancien collège. Assurément, l'établissement venait tout juste de changer de principal. Désormais, et si je puis dire, c'est une femme qui porte la culotte. Véritable allégorie de la Justice, cette future égérie a, et selon les rumeurs, pour seul bras droit ses textes de loi. Pas de supporters pour les joueurs de foot du vendredi. Pas de jeux de balles dans la cours de récréation non plus. Pas d'épaules dénudées, de décolletés pigeonnant, de nombril à l'air, et de short pour putes à franges. Et les mecs ne sont pas pour autant épargnés. Pas de couvre-chef, de raie du cul à l'air, de pantalon aux genoux genre "j'ai chié dans mon froc". Pas de baise, pas de pelotage, pas de bisou. En bref, tenue correct exigée. Après quoi, y a pu qu'à prier pour ses jeunes merdeux. Peut être auront-ils la chance d'avoir un de ses pions rebelles qui nous couvraient lorsque nous allions fumer sous le préau. Peut être. Les anciens raconteront aux plus jeunes émerveillés comment c'était avant. Leurs histoires passeront pour quelques vieilles légendes urbaines mais ils n'en resteront pas moins admiratifs et rêveurs. Se fumer une clope dans les chiottes où se rouler un patin dans un couloir sans se faire prendre deviendra un exploit pour ces novices. Ce cher principal, bien content de prendre sa retraite, passera pour un héros aux yeux de tous tandis que la nouvelle harpie le qualifiera de bon à rien et de laxiste. Bref, nous resterons tous là nostalgiques, prostrés sur notre chaise, à regarder par la fenêtre et nous rappeler le "bon vieux temps"...
Horreur et damnation, j'ai atteint le niveau 5 avec Ginette.








